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Mot de passe perdu?

Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> L'Odyssée Magique

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L'Odyssée Magique - Le départ
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Serdaigle
1re année
Titre : Re : L'Odyssée Magique - Le départ
Créé : 02/09/2026 à 20:53:40

* Nellie commençait à présent à s'habituer au trajet que le Poudlard Express effectuait chaque année. De grands paysages verts défilaient sous ses yeux tandis que sa tête reposait sur la vitre froide. Elle tenait entre les mains un paquet de dragées surprises de Bertie Crochue qui était déjà bien entamé. Elle avait jusque là était chanceuse et gardait dans la bouche un goût léger de caramel.

Les Serdaigle qui partageaient son compartiment étaient en grand débat sur les professeurs qu'ils préféraient mais l'aiglonne ne les écoutait qu'à moitié, perdue dans ses pensées, se demandant ce qui pourrait bien l'attendre cette année. Mais des mots inconnus prononcés par des voix graves vinrent soudain se mêler aux conversations de ses camarades.

La première année fronça les sourcils tout en posant ses friandises sur la banquette et en agitant la tête pour espérer voir qui faisait tant de chahut. En tendant l'oreille elle crut reconnaître quelques mots. Un cheval ? Une guerre ? Une vengeance ? Elle échangea un regard inquiet avec ses amis et puis soudain elle se sentit comme aspirée. Impossible de savoir où elle était, à quelle époque et avec qui elle se trouvait. Elle ferma les yeux espérant quitter au plus vite ce mauvais rêve. *
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Poufsouffle
1re année
Titre : Re : L'Odyssée Magique - Le départ
Créé : 02/09/2026 à 23:23:02

Assis près de la fenêtre d’un compartiment encore vide, Matthaeus Beaumont regardait la foule s’agiter sur le quai neuf trois quarts. À travers la vitre légèrement embuée du Poudlard Express, il apercevait des familles entières se presser autour des portières, des parents embrasser leurs enfants, des hiboux hululer dans leurs cages et des chats se faufiler entre les malles. Des volutes de vapeur blanche enveloppaient par instants les silhouettes, donnant au quai l’apparence d’un lieu suspendu entre le rêve et la réalité, presque irréel.

Quelques minutes plus tôt, son père l’avait aidé à hisser sa lourde malle dans le train. Le garçon avait voulu lui assurer qu’il pouvait se débrouiller seul, mais il avait secrètement été soulagé de le voir monter avec lui et vérifier une dernière fois que toutes ses affaires étaient bien rangées. Son jeune oncle maternel Théobald les accompagnait également. À vingt-sept ans, celui-ci conservait quelque chose de l’étudiant insouciant qu’il avait été quelques années auparavant à Poudlard. Il avait montré à Matthaeus comment franchir la barrière séparant les quais neuf et dix, avant de raconter, avec un sourire amusé, qu’il avait lui-même hésité très longtemps devant le mur lors de sa première rentrée.

Pour son père, en revanche, le passage vers le quai magique avait été beaucoup moins naturel. Le magistrat, habitué aux salles d’audience, aux dossiers soigneusement ordonnés et aux raisonnements fondés sur des faits vérifiables et des preuves, était demeuré un instant immobile devant la locomotive écarlate. Il avait observé les hiboux, les tenues excentriques et les chariots chargés de chaudrons avec cette expression grave qu’il prenait lorsqu’il découvrait une affaire particulièrement difficile. Pourtant, il n’avait posé aucune question et avait simplement redressé le col du manteau de son fils affectueusement.

À présent, Matthaeus les voyait tous les deux sur le quai. Son oncle lui adressait de grands signes enthousiastes, tandis que son père gardait une main levée, avec un sourire discret qui ne parvenait pas tout à fait à dissimuler son émotion. Le garçon répondit à leur salut, mais il sentit bientôt sa gorge se serrer.

Durant les semaines précédentes, il avait attendu ce jour avec une impatience fébrile. Depuis qu’une lettre portée par un hibou avait confirmé son admission à Poudlard, chaque matin lui avait semblé durer deux fois plus longtemps que le précédent. Il avait lu et relu la liste de ses fournitures jusqu’à la connaître par cœur. Il avait imaginé les cours de sortilèges, les escaliers mouvants, les tableaux capables de parler et les immenses salles de classe éclairées par des chandelles. Il voulait tout apprendre : l’histoire du monde sorcier, les propriétés des plantes magiques, les usages des potions et la manière dont un simple mouvement de baguette pouvait produire de la lumière, déplacer un objet ou refermer une blessure.

Son père, malgré son malaise manifeste à l’idée de le voir rejoindre ce monde des sorciers, avait tenu à l’aider à préparer minutieusement son départ. Ensemble, ils avaient dressé plusieurs listes, rangé ses vêtements et inscrit son nom à l’intérieur de chacune de ses affaires. Matthaeus avait même surpris son père en train de lire l’un de ses manuels, un soir, dans le salon de leur maison de Canterbury. Le livre était ouvert au premier chapitre, mais il le tenait avec la prudence d’un magistrat examinant une pièce à conviction susceptible d’exploser.

L’achat des fournitures sur le chemin de Traverse avait toutefois été confié à son oncle Théobald. Celui-ci les avait guidés parmi les vitrines étincelantes, les enseignes grinçantes et les passants vêtus de robes aux couleurs extravagantes. Matthaeus avait choisi ses plumes, essayé plusieurs chaudrons et longuement admiré les rayonnages de la librairie. Il aurait volontiers dépensé tout l’argent de sa liste en livres supplémentaires si son oncle ne lui avait pas rappelé qu’il devait encore acheter une baguette. La rencontre avec celle-ci demeurait l’un de ses plus précieux souvenirs de ces préparatifs. Lorsqu’il l’avait prise en main pour la première fois, une douce chaleur avait parcouru ses doigts et quelques étincelles avaient jailli de son extrémité. À cet instant, tout ce que sa mère avait refusé de lui expliquer avait brusquement paru réel.

Sa mère... Matthaeus détourna les yeux de la fenêtre. Il ne possédait aucun souvenir heureux d’elle : elle était sorcière, comme toute sa famille de Sang-Pur, mais elle avait quitté leur maison du jour au lendemain, abandonnant derrière elle son mari moldu et leur jeune fils. Elle n’avait donné aucune véritable explication. Depuis, son père avait élevé le garçon seul, sans jamais lui faire porter le poids de cette disparition, mais ce dernier avait souvent perçu la blessure cachée derrière ses silences. Sa mère avait fini par réapparaître tout d'abord lors de fêtes familiales maternelles auxquels Matthaeus se rendait contraint et forcé, puis avec un nouveau mari, un médicomage comme elle, et deux jeunes jumeaux, ayant huit ans de moins que leur frère aîné.

Les relations de son père avec sa belle-famille Sang-Pur n’avaient fait qu’aggraver cette blessure. Ses beaux-parents et ses beaux-frères et belles-sœurs, à l'exception de Théobald, ne lui avaient jamais véritablement pardonné d’être un Moldu. Certaines paroles méprisantes, certaines humiliations à peine voilées et quelques incidents que son père refusait encore de raconter avaient laissé en lui une profonde méfiance envers le monde magique. Il n’avait jamais interdit à Matthaeus de le découvrir, mais il craignait que ce monde ne lui prenne son fils après lui avoir déjà pris sa femme.

Et Matthaeus partageait cette crainte. Il avait peur de revenir à Canterbury avec des habitudes que son père ne comprendrait pas, des histoires qu’il ne pourrait pas lui raconter et des connaissances qui dresseraient entre eux une barrière semblable à celle qu’ils avaient franchie à King’s Cross. Il redoutait de parler de Poudlard avec trop d’enthousiasme et de voir passer une ombre sur le visage paternel. Plus encore, il avait peur qu’en découvrant tout ce dont sa mère avait autrefois fait partie, il se rapproche involontairement d’elle et s’éloigne de celui qui lui était toujours resté fidèle.

La locomotive émit un long sifflement.

Sur le quai, son père fit un pas en avant. Matthaeus abaissa aussitôt la vitre.

Écris-moi dès que tu seras arrivé, demanda-t-il.

Je te le promets.

Et pas seulement pour me dire que tout va bien. Raconte-moi ce que tu apprends.

Matthaeus acquiesça, surpris. Son père hésita, puis ajouta :

Ce monde est aussi le tien. Tu as le droit de le connaître.

Le garçon aurait voulu trouver une réponse à la hauteur de ces paroles, mais aucune ne vint. Il se contenta de serrer plus fort le rebord de la fenêtre. Son oncle posa alors une main affectueuse sur l’épaule du magistrat.

Ne t’inquiète pas, lança-t-il à Matthaeus. Dans quelques heures, tu te demanderas pourquoi tu avais peur !

Le train commença à avancer. Lentement d’abord, puis de plus en plus vite. Matthaeus garda la tête tournée vers le quai aussi longtemps qu’il le put. Théobald continua à agiter le bras avec énergie, mais son père resta presque immobile, le regard fixé sur lui. Sa silhouette disparut finalement derrière un nuage de vapeur.

Le compartiment lui parut soudain très silencieux. Dans le couloir, pourtant, les voix des élèves s’élevaient de toutes parts. Des enfants de son âge passaient devant la porte en riant, se présentant les uns aux autres ou comparant leurs baguettes. Deux garçons s’arrêtèrent même devant son compartiment et semblèrent hésiter à entrer. Matthaeus baissa aussitôt les yeux vers sa malle, feignant d’être très occupé à en vérifier la serrure. Les garçons poursuivirent leur chemin. Il savait qu’il aurait dû essayer de parler avec eux. Son père lui avait conseillé de ne pas rester seul, et son oncle lui avait assuré que les amitiés nouées dans le train pouvaient durer toute une vie. Mais il ne savait jamais comment commencer une conversation avec des inconnus et craignait de ne pas connaître les usages du monde sorcier, de prononcer incorrectement le nom d’un objet ou de laisser échapper une question que les autres jugeraient ridicule, malgré les leçons que lui avaient prodiguées régulièrement son oncle, ses dernières années.

Il referma donc la porte du compartiment et tira les rideaux du côté du couloir. Puis il sortit de son sac l’un des livres achetés sur le chemin de Traverse : une histoire illustrée des grandes écoles de magie. Dès les premières pages, il retrouva le sentiment de sécurité que les livres lui procuraient depuis toujours. Les mots ne se moquaient pas de ses hésitations. Ils lui laissaient le temps de comprendre, de revenir en arrière et de réfléchir avant de poursuivre.

Le paysage anglais défilait derrière la vitre. Les immeubles cédèrent progressivement la place aux champs, aux collines et aux petits villages. Peu à peu, les bruits du train s’éloignèrent de son esprit. Matthaeus lut plusieurs chapitres, prenant parfois quelques notes dans un carnet. Lorsqu’une sorcière passa dans le couloir avec un chariot chargé de friandises inconnues, il n’osa pas l’appeler et se contenta du sandwich préparé par son père.

Il venait d’entamer un passage consacré aux enchantements protégeant les châteaux magiques lorsqu’un bruit étrange lui fit relever la tête. Au début, il pensa qu’il s’agissait simplement d’une dispute dans le compartiment voisin. Plusieurs voix se mêlaient, étouffées par les parois du wagon. Pourtant, aucun des mots qu’il percevait ne ressemblait à de l’anglais. Ce n’était pas non plus le latin hésitant des formules magiques qu’il avait essayé de mémoriser.

Les voix devinrent plus fortes. Elles semblaient provenir à la fois du couloir, du compartiment voisin et d’un endroit beaucoup plus lointain. Certaines étaient graves et pressantes ; d’autres aiguës, presque chantantes. Matthaeus referma lentement son livre. Une sensation glacée lui parcourut la nuque. Il écarta légèrement le rideau mais le couloir était vide. Pourtant, les éclats de voix continuaient. La langue inconnue résonnait désormais tout autour de lui, comme si les mots traversaient les murs du train. Il crut distinguer son prénom au milieu de cette étrange conversation et se leva avec précaution.

Il y a quelqu’un ?

Aucune réponse ne lui parvint. Seulement ces paroles incompréhensibles, de plus en plus rapides et de plus en plus proches. Soudain, une lueur apparut au-dessus du siège qui lui faisait face. Ce ne fut d’abord qu’un mince trait doré, semblable à une fissure dans l’air. Matthaeus voulut appeler à l’aide, mais sa voix resta prisonnière de sa gorge. La fissure s’élargit brusquement et une lumière aveuglante envahit le compartiment. Il eut tout juste le temps d’apercevoir son livre tomber sur le plancher, puis les voix éclatèrent autour de lui, claires et assourdissantes.

Le train, le compartiment et le paysage disparurent dans un immense éclair blanc et le jeune Beaumont perdit connaissance.

Bibliothécaire
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : L'Odyssée Magique - Le départ
Créé : 02/09/2026 à 23:29:20 - Modifié : 03/09/2026 à 01:41:03

Ohhh on peut s'inscrire avec son PJS ? Parfait !

Quatrième année. La dernière avant que ne commencent les examens. La dernière avant de voir ses possibilités d'avenir réduites parce que tous les Optimals en théorie ne pourraient rattraper le désastre de la pratique.
Être une créature magique sans magie sorcières dans un château rempli d'adolescents dont le passe temps favori était de juger les autres, se fondre dans le moule et rejeter toute différence n'avait rien d'une sinécure.


Premier Septembre.
Troisième année de Lemony. Alors pourquoi Jade pensait-elle à sa quatrième année ? Parce qu'il était possible que son enfant ait une scolarité plus longue, besoin de plus de temps?

Jade s'était volontairement installée dans un compartiment avec des futurs premières années. Elle répondit aux questions des plus jeunes, ignora les moqueries des adolescentes qui ouvrirent la porte du wagon pour la railler d'être oblgée de traîner avec les petits, sans amis qu'elle était.
Son regard vert glaça l'imbécile qui recommanda aux enfants de changer de wagon, pour leur réputation.
<< Être vu avec LA Cracmolle de Poudlard ne leur vaudrait rien. >>
Jade sentit une rage furieuse râcler les parois de son estomac, et elle serra les poings pour mieux se rappeler qu'ils n'étaient que cela : des poings. Pas des serres qu'elle pouvait envoyer pour défigurer ces abruties.
L'expression de son visage eut tout de même son petit effet.


Premier Septembre.
Concentre-toi ordonna la voix d'Onyx dans son esprit.
Elle n'eut pas le coeur à répliquer. Son jumeau était préoccupé par le dernier-né de la génération actuelle. Elle n'avait rien à redire sur son comportement.

L'adolescente était habituée, à présent. Elle avait ses camarades de dortoirs comme copines et binômes de classe, Onyx pour le reste. Et tout un tas de passions et de connaissances qui viennent avec le temps libre, lorsque l'on n'a pas à s'échiner sur la métamorphose, les sortilèges d'allégresse ou la défense.
Encore qu'en Défense, elle s'était dénichée un stage d'arts martiaux durant l'été. Ca n'arrêterait pas un maléfice, mais elle avait gagné en souplesse et rapidité.


— Je ne me suis pas habituée à être de retour. Poudlard n'a jamais été ni mon havre, ni mon rêve.
La jeune femme n'aimait pas être là, sur ce quai, à regarder les familles. A superviser. A scanner, vérifier quels parents moldus semblaient les plus inquiets, quels enfants avaient des attitudes inquiétantes qui nécessitaient de vérifier comment, exactement, leurs parents voyaient leur mission éducative...

Onze heures sonnèrent. Jade monta dans le train. Un nouveau flot de souvenirs la submergea.
Elle s'accrocha au présent.
* Tu es une adulte, tu t'es portée volontaire pour superviser le trajet. Lemony est en sécurité au Domaine, et s'il parvient à te rejoindre ce soir pour participer au banquet, ce sera un exploit de sa part. Maintenant, concentre-toi. *

***
Jade était montée en dernière, et passa de wagon en wagon, vérifiant chaque compartiment. Testant l'ambiance.
Elle s'arrêta pour répondre à quelques questions de la part de tous jeunes enfants sans blasons, certains encore dans leurs vêtements moldus. Onze ans. Ce n'étaient que des enfants.
Certains s'en sortiraient. D'autres auraient besoin d'aide. C'était la seule raison de sa présence. Onyx levait un sourcil en lui rappelant que c'était pour Lemony et Emerald qu'elle avait choisi Poudlard, et qu'elle pouvait aisément démissionner à la fin de l'année, lorsque son aînée aurait ses ASPIC.
Onyx n'avait pas eu à apprendre le plan de Poudlard en catastrophe afin de trouver les meilleurs raccourcis et cachettes.

– Madame... C'est obligé, les robes ?
C'était un petit garçon en jean, basket à la mode, chemise blanche et veste de marque par dessus. Un enfant intéressé par la mode.
— Toutes les écoles du Royaume Uni ont un uniforme, rappela-t-elle, amusée.
— Et seules les filles portent des jupes ! Je ne suis pas une fille. Et d'abord, j'ai jamais demandé à être un sorcier. Je ne veux certainement pas être en pensionnat. On peut demander une autre option ?
Ouch. Elle allait devoir surveiller l'enfant. Plus les différences culturelles entre Moldus et Sorciers gonflaient, plus il allait être compliqué de faire accepter à des parents de ne voir leur enfant que deux mois par an. Le Pensionnat appartenait à un autre siècle.
Jade lui expliqua qu'elle devait encore terminer son tour, où il pourrait venir la trouver dès le lendemain, et lui fit remarquer qu'être le seul sans uniforme le rendrait différent des autres.
L'argument fonctionna. Aucun pré-adolescent n'aime risquer le ridicule.

Lorsque Jade passa au wagon suivant, un bruit sourd se fit entendre.
Puis le wagon tangua. Braquage ? Attentat ? Elle sortit sa baguette, dénoua ses cheveux, prête à envoûter avec son charme Vélanique au besoin.
Son ouïe capta quelques mots qui lui parurent incongrus... avant qu'elle ne réalise qu'il s'agissait de Grec Ancien. Ses cours remontaient, mais elle avait des facilités pour les langues et entretenait ses notions de latin et grec dans les temps morts de la bibliothèque.

* Est-ce qu'ils viennent de parler d'un cheval ?
*

Jade jura en français.
Sérieusement, s'ils parlaient de Troie, ils n'avaient qu'à s'en prendre qu'à eux-mêmes. Laisser entrer une "offrande" dans la ville, décidant que leurs ennemis étaient admiratifs de s'être fait humiliés jusqu'à partir. Ben tiens. Leur hubris les avait perdus, il était temps de lâcher prise non ?

Les élèves adoptaient différentes stratégies, certains se barricadant, d'autres ouvrant pour aller voir.
— Les sixièmes et septièmes années, vous pouvez aider à défendre. Les autres, ouvrez les cages de vos animaux. C'est leur seule chance de s'en sortir, ils vous retrouveront après. Si possible, laissez les sortir par les fenêtres.

Practical. Froide.
Les rumeurs n'étaient jamais sans fondement.

Deviner ce qui se passait n'était pas réellement compliqué.
Un imprévu magique qui allait bouleverser des vies.
* Je rêve. Harry Potter a terminé sa scolarité depuis des années. Pourquoi doit-on récupérer la malédiction des rentrées à Poudlard ? *

Lorsqu'il fut clair que le wagon dans lequel elle tentait de maintenir l'ordre était pris pour cible, lorsque les secousses se firent de plus en plus vive, une seule pensée traversa l'esprit de Jade.
* Lemony. Oh, Déesses, combien de temps va s'écouler avant que ce bazar ne soit réglé? Morgane... veillez sur lui en attendant que je rentre. *

Une douleur vive s'infiltrait jusque dans ses os ; la bibliothécaire perdit connaissance.

Bibliothécaire à l'affut ~

Née Promise
Née à Imbolc
"Je ne suis pas Humaine, Onyx, pas entièrement. Et là tiendra toujours ma force."
Magizoologiste
Serveur
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : L'Odyssée Magique - Le départ
Créé : 03/09/2026 à 15:54:22


Depuis plus de deux ans, Terry Mitchell partageait son existence entre deux univers qui, aux yeux de beaucoup, auraient paru difficilement conciliables. Aux Trois-Balais, le célèbre pub de Pré-au-Lard, le jeune homme d’environ vingt-cinq ans servait des chopes de Bièraubeurre, débarrassait les tables, écoutait avec une patience souriante les histoires de ses habitués et organisait des animations particulièrement pour le Salon de Thé des élèves de Serdaigle. À Poudlard, pourtant, une tout autre tâche l’attendait : il était également magizoologiste dans la Valise de Newt, cet extraordinaire refuge où vivaient des créatures fantastiques venues des quatre coins du monde. Lorsqu’il en franchissait le seuil, il abandonnait son tablier de serveur pour retrouver les enclos, les réserves de nourriture, les différents habitats, le refuge et tous les pensionnaires dont il connaissait les habitudes, les caractères et les fragilités. Cette double vie lui convenait parfaitement. Elle lui permettait de demeurer proche des élèves, des professeurs et du village, tout en poursuivant la vocation à laquelle il tenait plus que tout : comprendre les créatures magiques et prendre soin d’elles.

Le mois d’août l’avait cependant entraîné loin de la Grande-Bretagne et de son hippogriffe Omorphy, qu'il avait dû laisser dans la Valise au bons soins de son collègue Elyo Tonks. Durant plusieurs semaines, Terry avait parcouru la Grèce puis différentes régions du Moyen-Orient, allant à la rencontre de magizoologistes locaux qui lui avaient fait découvrir leurs méthodes, leurs sanctuaires et les créatures propres à leurs terres. Il avait traversé les collines du Pélion, territoire des centaures, parcouru des vallées brûlées par le soleil, suivi des sentiers de montagne parfumés de thym sauvage et pénétré dans des ruines que certaines bêtes fantastiques avaient choisies pour refuge. Plus à l’est, il avait partagé le thé de soigneurs installés aux portes du désert et observé, à la tombée du jour, des créatures magiques dont les silhouettes se confondaient avec les dunes. Il était revenu de ce long voyage avec des carnets remplis de notes et de dessins, quelques présents soigneusement emballés et une multitude de souvenirs qu’il aurait voulu prendre le temps de mettre en ordre.

Cependant, depuis son retour en Grande-Bretagne, trois jours plus tôt, son esprit était presque entièrement occupé par une inquiétude autrement plus profonde. Sa mère était hospitalisée à Sainte-Mangouste. Elle souffrait depuis de nombreuses années d’une grave maladie que les guérisseurs peinaient encore à maîtriser. C'est ce qui avait conduit le jeune homme à trouver un emploi au Royaume-Uni, abandonnant ainsi les expéditions dans les jungles ou les déserts, qu'il aimait tant. Malheureusement la situation de celle-ci s'était dégradée depuis le début de l'été et elle avait dû être hospitalisée à partir de la mi-août. Le magizoologiste avait donc pris une chambre au Chaudron Baveur, dont l’emplacement lui permettait de rejoindre facilement l’hôpital comme le Chemin de Traverse. Ses matinées avaient été consacrées à ses préparatifs pour la rentrée. Chez Fleury et Bott, il avait acheté plusieurs ouvrages récemment parus, notamment des traités de soins magiques et des études consacrées à des espèces encore mal connues. Il s’était ensuite rendu à la boutique de l’apothicaire, où il avait longuement examiné des bocaux d’herbes séchées, des poudres minérales et des flacons aux couleurs troubles avant de choisir les ingrédients nécessaires à la préparation de nouveaux remèdes. Plusieurs créatures de la Valise étaient malades ou convalescentes, et Terry espérait que certaines formules rapportées de son voyage permettraient d’améliorer leur état.

Tous ses après-midis, en revanche, avaient été réservés à sa mère. Il était demeuré près de son lit pendant des heures, parfois en lui racontant les péripéties les plus légères de son voyage, parfois en lisant à voix basse lorsqu’elle était trop fatiguée pour parler. Il avait soigneusement évité d’évoquer les risques qu’il avait pris ou les créatures les plus dangereuses qu’il avait rencontrées, préférant lui décrire la lumière dorée sur les montagnes grecques, les jardins ombragés, les parfums des épices ou des orangers et l’hospitalité des magizoologistes qui l’avaient accueilli. Lorsqu’il quittait Sainte-Mangouste, le soir venu, il conservait longtemps sur lui l’odeur des potions médicinales et cette impression pénible d’abandonner sa mère au moment même où elle avait le plus besoin de lui.

Le matin du 1er septembre, le jeune homme aurait pu transplaner directement à Pré-au-Lard et rejoindre les Trois-Balais en quelques instants. C’était ce qu’il faisait habituellement lorsqu’il devait regagner le village. Pourtant, cette année, il avait choisi de se rendre à la gare de King’s Cross et de monter à bord du Poudlard Express. Il avait ressenti le besoin d’être entouré par les élèves qui s’apprêtaient à rejoindre l’école, par leur agitation, leurs rires et leur impatience. Peut-être espérait-il que cette atmosphère familière éloignerait momentanément ses inquiétudes. Le train écarlate réveillait aussi en lui des souvenirs de sa propre scolarité, bien que Terry n’eût étudié à Poudlard que durant les dernières années de celle-ci. Ses premières années d’apprentissage s’étaient déroulées à Castelobruxo, au cœur de la jungle amazonienne, dans une école de magie bien différente du château écossais. Il gardait de Castelobruxo des souvenirs éclatants : la végétation luxuriante, la chaleur humide, le chant incessant des oiseaux et les bruits mystérieux qui s’élevaient de la forêt après la tombée de la nuit. C’était là, au milieu d’une nature aussi merveilleuse qu’imprévisible, qu’était née sa passion pour la magizoologie. Son arrivée tardive à Poudlard avait pourtant marqué un autre tournant de sa vie. Il y avait découvert de nouvelles traditions, forgé de solides amitiés et trouvé peu à peu sa place dans un château où il s’était d’abord senti terriblement étranger.

Après avoir remonté le couloir encombré du train, Terry trouva un compartiment dans lequel quelques élèves de Poufsouffle lui firent volontiers une place. Il rangea avec précaution ses bagages dans le filet, gardant près de lui la sacoche qui contenait les ingrédients les plus fragiles, puis s’installa contre la fenêtre. Une fois les salutations échangées, il sortit l’un de ses nouveaux achats : un épais ouvrage consacré aux créatures fantastiques du Grand Nord. Comme à son habitude, le train quitta Londres dans un long panache de vapeur. Peu à peu, les immeubles cédèrent la place aux faubourgs, puis aux forêts et aux collines. Autour de Terry, les élèves parlaient de leurs vacances, évoquaient ce qu'ils espéraient découvrir cette année dans les différents enseignements, certains étant impatients d'aborder la divination, d'autres espérant apprendre la recette de la Felix Felicis, et s’interrogeaient sur les nouveaux professeurs qu’ils auraient peut-être cette année. Il intervenait parfois pour répondre à une question ou sourire à une plaisanterie, mais il revenait toujours à son livre, fasciné par la description d’un animal arctique capable de dissimuler ses traces sous une fine pellicule de givre.

À l’heure du repas, alors que le Poudlard Express se trouvait déjà loin de Londres, Terry referma enfin son ouvrage. Il sortit de son sac un pâté en croûte, confectionné par un des elfes de maison du Chaudron Baveur et un gâteau à l’orange qu'il avait préparé lui-même dans les cuisines du pub à partir d'une recette donnée par une magizoologiste grecque. Il proposa de le partager avec ses jeunes compagnons de voyage. Le parfum du fruit emplit bientôt le compartiment. Les élèves acceptèrent avec enthousiasme, et les parts furent distribuées sur des serviettes en papier parmi les friandises achetées au chariot. Durant quelques minutes, Terry oublia presque la fatigue du voyage, les créatures malades qui l’attendaient et la chambre de Sainte-Mangouste où reposait sa mère. Les conversations simples des élèves et leur joie de retrouver Poudlard lui procurèrent un réconfort inattendu.

L’après-midi avançait lorsque le calme revint. Certains élèves s’assoupirent, tandis que d’autres observaient le paysage ou terminaient leurs devoirs de vacances avec un sérieux soudain. Terry, quant à lui, avait repris sa lecture. Il en était arrivé à un chapitre consacré aux migrations hivernales lorsqu’un éclat de voix retentit dans le couloir. Il releva la tête alors que les élèves échangèrent des regards étonnés, mais le silence retomba presque aussitôt. Terry attendit quelques secondes, son livre toujours ouvert sur les genoux. Puis les voix reprirent, fortes et menaçantes. Elles semblaient provenir de l’autre extrémité du wagon. Un frisson parcourut le jeune homme. Les paroles demeuraient indistinctes, pourtant il lui sembla reconnaître certains sons entendus au cours de son séjour en Grèce. Ce n’était pas exactement du grec moderne. Les syllabes étaient plus anciennes, plus solennelles, scandées avec une intonation presque rituelle. Il s'agissait sans nul doute de grec ancien. Terry referma brusquement son livre et le posa sur la banquette. Sa main se glissa sous sa veste pour saisir sa baguette.


TERRY : Restez ici, et gardez-vous prêts à vous défendre. Quoi qu’il arrive, ne sortez pas du compartiment avant de savoir ce qui se passe !

Son ton ne laissait aucune place à la discussion. Il fit coulisser la porte et s’engagea dans le couloir. Le grondement régulier des roues sur les rails semblait soudain beaucoup plus fort. Les lumières du wagon vacillèrent une première fois, projetant sur les parois des ombres déformées. Le jeune homme avança avec prudence, sa baguette levée devant lui. Au-delà de la prochaine porte vitrée, il distingua trois silhouettes sombres. Elles se tenaient immobiles au bout du wagon, mais leurs contours tremblaient comme s’ils avaient été observés à travers une épaisse brume de chaleur. L’une d’elles leva lentement un bras.

TERRY : Que se passe-t-il ici ? Qui êtes-vous ?

Les trois ombres se tournèrent vers lui. Une voix prononça quelques mots qu’il ne comprit pas, bien qu’il reconnût encore la sonorité du grec ancien. Puis un éclat de lumière aveuglante envahit le couloir accompagné d'un fracas assourdissant qui secoua le train. Terry eut à peine le temps de raffermir sa prise autour de sa baguette. Une force brutale le projeta en arrière, et sa tête heurta violemment la paroi du compartiment. Durant une fraction de seconde, il aperçut les visages terrifiés des élèves derrière la vitre et les trois silhouettes disparaissant dans la lumière. Puis tout s’effaça. Le grondement du Poudlard Express s’éloigna, les voix se noyèrent dans un bourdonnement indistinct, et Terry Mitchell sombra dans l’inconscience.



« La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. »
Une Saison en Enfer, Arthur Rimbaud
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Poudlard
Adulte
PNJ
Titre : Re : L'Odyssée Magique - Le départ
Créé : 03/09/2026 à 18:27:37 - Modifié : 03/09/2026 à 18:29:36

CHOIX PNJ/PJ/PJS

Attention, même si vous êtes libre de participer avec PNJ/PJ ou PJS sur cette animation, la règle du forum notifie que seul le PJ peut recevoir des points de maison.

Comme nous sommes conscient que cette partie de règle portait à confusion, vous avez le droit de participer et de vous "réinscrire" avec votre PJ si vous le souhaitez.

Vous n'êtes pas obligé de refaire le chapitre s'il a déjà été envoyé. Vous n'êtes pas obligé de faire un poste rp d'inscription non plus, notifiez le nous seulement par un message privé ou à la suite de ce message et nous feront le changement pour la suite.

Si vous voulez participer en rp avec votre personnage PNJ/PJS, il est possible de s'inscrire pour les jeux (missions individuelle) avec votre PJ et la partie RPG avec votre PJS/PNJ. Vous gagnerez moins de PDM qu'une personne qui fait tout avec son PJ, mais vous en gagnerez quand même (la partie mission individuelle).

Bonne Odyssée !

Préfet
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Serpentard
3e année
Titre : Re : L'Odyssée Magique - Le départ
Créé : 04/09/2026 à 15:36:42

* Niklaus attendait cette nouvelle année scolaire avec impatience pour voir ce que le château pouvait encore réserver à ses habitants. Une fois sur le quai, le Serpentard se dirigea vers le wagon réservé aux préfets des différentes maisons.

Une fois à l'intérieur, il remarqua que les autres préfets étaient pour la plupart présents et notamment sa collègue Malicia. Il l'a salua et s'installa. Cette année, un nouveau préfet-en-chef avait été désigné et il s'agissait de Meelo. Niklaus le salua, il était déjà en action et comme à son habitude il amusait la galerie.

Cela arracha un sourire au serpent qui se plongea dans ses souvenirs durant le trajet.

Alors que le train avançait et qu'il approchait de Poudlard, celui-ci fut stoppé et des êtres en était à l'origine. Leur dialecte laissait penser qu'ils étaient grecs mais ce dont ils faisaient référence renvoyait plutôt au monde moldu et notamment à l'Antiquité avec un certain Ulysse.

Intrigué, le préfet de Serpentard avança dans les wagons pour satisfaire sa curiosité. *

Préfète
Élue des Portraits
Magicorrectrice
Disciple de Slug
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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : L'Odyssée Magique - Le départ
Créé : 06/09/2026 à 19:27:45

* Assise près de la fenêtre dans le wagon réservé aux préfets, Clairet regardait défiler le paysage anglais pensant à cette nouvelle année à Poudlard. Une rentrée comme les autres avec ses cours et ses obligations de préfète. Du moins, c’était ce qu’elle cru. Un violent tremblement secoua alors le wagon et des cris retentirent. La jeune fille entendit des paroles étranges. Elle ne comprenait pas la langue mais certains mots lui semblaient familiers. Du grec ancien peut-être. La Poufsoufle saisit quelques brides de la conversation. Cheval ... Guerre ! Inquiète, elle regarda ses camarades préfets. *

Qu’est-ce que ...

* Clairet n’eut pas le temps de terminer sa phrase. En une fraction de seconde, tout sembla se figer. Puis, ce fut le silence. Plus de wagon. Plus de fenêtres. Plus de paysage défilant à toute vitesse. Plus de camarades. Ils avaient disparus. Ils étaient quelque part, loin de Poudlard. *


Joueuse de Quidditch
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Serpentard
4e année
Titre : Re : L'Odyssée Magique - Le départ
Créé : 07/09/2026 à 09:24:10

Une nouvelle année débute à Poudlard. Chaque année depuis la toute première rentrée, les émotions se bousculent dans ma tête. Je me sens tiraillée entre un sentiment de soulagement de quitter le monde moldu et un été remplit de débauches rendant toutes plus que contre-productives les thérapies suivies pendant ces deux mois ; et la simple angoisse de devoir à nouveau faire face à une scolarité chaotique et solitaire.

Quoi qu'il en soit, me voilà à l'heure pour embarquer dans le train et pour m'engouffrer dans le compartiment qui me semble le mieux fréquenté (à savoir, probablement le moins fréquenté possible). Comme pour chaque rentrée, une belle allure est de mise. Cheveux bien coiffés, maintenus par un serre tête rose à paillettes, ongles soignés, robe repassée et ajustée. Normalement, tout y est pour faire bonne impression. Je m'accroche à l'espoir que cette année, peut-être, sera enfin différente des précédentes.

Arborant mon plus beau masque de confiance en moi, je m'apprête même à adresser la parole à l'élève qui se tient en face de moi quand une oscillation forte et particulièrement désagréable se met à ébranler mon wagon.

Clarissa : Aïe, ce conducteur devrait faire attention ! J'ai failli me casser un ongle !

Je ne saurais dire si c'est le regard paniqué de l'élève qui me fait face qui me fait réagir, ou le dialecte obscur prononcé par de grands costaux qui tentent de pénétrer dans le train, mais en tous cas quelque chose se trame. Et ça se saurait si le vieux conducteur de train du Poudlard express possédait un tel corps d’Apollon...

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Le Grand Escalier >> L'Odyssée Magique

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